Compte tenu de l’actualité chaotique tunisienne qui ne cesse d’égayer mes journées, je consacre ce billet à une logique niaise pour essayer de tirer au clair ce que j’attends des dirigeants de la Tunisie.
Je rédige ces lignes sans aucun militantisme ni approche critique. Toute ressemblance avec le Tunisie actuelle serait fortuite et totalement involontaire, croyez-moi.
- Hypothèse 1 : Nos dirigeants sont compétents ! Je sais que je divague un peu, mais je compte sur votre imagination.
- Hypothèse 2 : Nos dirigeants compétents veulent faire de la Tunisie un pays modèle (vu qu’il a été le pays premier à se révolter dans une région enkilosée depuis quelques décennies)
En partant de ces deux hypothèses, on peut prétendre à un destin meilleur pour la Tunisie, ce serait un droit pour chaque citoyen, et une obligation pour les dirigeants (députés) qui ont été élus pour travailler d’arrache pied et non pas pour profiter de privilèges régaliens, insensés dans un pays en failite.

Le première résolution gouvernemantale serait cellle de la vraie reconstruction.
Des chantiers pousseraient comme des champignons pour entretenir, réparer et faire renaître ce qu’on possède déjà, notre PATRIMOINE.
Rien à inventer, tout existe déjà.
Je parle des établissements publics, ministères, musées, maisons de culture, palais beyicaux, ruines carthaginoises et romaines, temples, mosquées, églises, places publiques, médines antiques, et peut être même les routes, ports et grandes infrastructures…
L’avantage de ces monuments est aberrant, ils sont dspersés sur tout le territoire et non pas concentrés dans les régions côtières.
Il s’agit d’en prendre soin, de les retaper et parfois de les repenser. Les régions contibueront autant que tunis (le pouvoir central) à faire revivre ce patrimoine qui attirerait de la main d’oeuvre en amont et des touristes (tunisiens ou étrangers) en aval.
Ce “grand chantier” a aussi un avantage plus immédiat : l’emploi.
Ce sera l’occasion de faire contibuer la réserve de jeunes “dipômés” dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ingénierie, l’histoire, la comptabilité, le droit… Tout ceci financé par le secteur privé.
Le gouvernement TRANSITIONNEL lancerait des appels d’offres aux entreprises locales et étrangères pour ce chantier, en imposant les conditions de l’embauche des locaux et d’un salaire décent (décent ne veut pas dire 3000dinars/mois ni 300dinars/mois).
toutes choses égales par ailleurs, cette démarche coûterait moins que des subventions directes sur salaires dans un premier temps, et aura des retombées financières conséquentes à moyen et long terme d’une manière homogénéisée sur le territoire tunisien.
La deuxième grande résoltion serait la réfome (au KARCHER) du pouvoir judiciaire.
La loi et le respect de cette loi sont deux conditions sinéquanones et absolument nécessaires pour vivre dans une société civile, à condition que cette loi reste universelle, non répressive et non dérogatoire.
Il ne s’agit pas d’inventer une nouvelle source de loi ou d’en imposer une. La charia, la loi talmudique, boudhiste ou autre source religieuse ne sont pas compatibles à 100% avec la société civile actuelle. Elles sont excluantes, et restictives dans les sens social du terme.
On ne peut juger un citoyen sur la base de notre religion à nous, puisque (dans ce contexte hypothétique), il n’est pas obligé d’avoir les mêmes croyances que les nôtres.
Une loi civile, qui concilierait velurs religieuses, coutumes locales et pratiques sociales et civiles contemporaines serait un idéal juridique.
Ne faîtes pas cette tête, c’est exactement ce qui a été instauré par Bourguiba dans les années 60.
On l’a déjà fait !
Après la loi, vient l’absolue nécessité de l’INDéPENDANCE TOTALE du pouvoir judiciaire. Par totale je veux dire sans aucune attache politque ou religieuse de n’importe quelle sorte.
Un juge, un avocat ou même un huissier de justice s’exposerait lui-même à des poursuites judiciaires s’il prend une décision qui pencherait pour un bord ou un autre. Dans la même lignée, toute appartenance à un parti ou à une mouvance poltique serait bannie. toute décision de transfert ou limogeage des juristes émanant du pouvoir législatif ou exécutifs (provisoires ou élus) serait sujet à un code très strict et ferait l’objet d’une étude de la part d’un conseil judiciare indépendant du pouvoir politque.
Les plaintes pour atteintes au sacré seraient bannies puisque caduques. Le voile, voire le niqab, ne serait pas interdit parce que ce serait aussi une décision caduque.
La nécessité de l’indépendance du pouvoir judiciare n’est pas innocente. La justice serait garante de toutes les libertés et de tous les droits sans distinction politique.
La réfome des médias, l’instauration de la liberté d’expression, l’éradication totale des pratiques et bavures policières (si chers à nos gardiens de la “paix”) découleraient intrinsèquement de la liberté et de l’indépendance de la justice.
Si on doit commencer par réformer, la justice serait une PREMIèRE étpae cruciale. Le pouvoir judicaire tiendrait par les burnes tous ceux qui veulent déroger à la loi. Excusez le langage cru.
Pour clore cet exposé Ô combien idéaliste, je précise que je me suis basé sur des orientations politiques techniquement faisables, voire déjà faites.
La Tunisie est un vieux qui rajeunit, et nous sommes garants “provisoires” voire éphémères de la construction de ce pays.
Un texte n’a jamais changé la face du monde, et je ne prétends que ce modeste billet le ferait.
Nous sommes en 2012, à une époque où tout pourrait être fait. Hélas rien n’est fait.
A bon entendeur.
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